Ca mijoteCa y est sieur Mistral a ressorti la grande cavalerie, les grands cuivres au souffle puissant. Du coup, la température a brusquement plongé et c’est le choc thermique : le doux de l’été indien détrôné par le vent sec et rugueux d’un automne en Provence. Je cours chez mon primeur tout à côté, acheter un assortiment de légumes frais, prestement débités en morceaux. La soupe tantôt clapote à gros bouillons. J’entends son ronron régulier et ça commence à sentir bon. Je perçois l’odeur rassurante de l’enfance et de ces fins de journée où la soupe mijotait sur le fourneau. Je me régale d’avance et vais  bientôt régaler mes papilles...

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