Les invisibles...
Les invisibles...
Les invisibles...
Les invisibles...

Ce Palais de Cristal fût érigé vers la fin du XIXème siècle sur cet îlot de terre au milieu du lac du Parc Del Retiro, en plein cœur de Madrid. Sa structure m’intrigue. Cet ouvrage de fer et de verre s’élève, aérien et majestueux. En écrivant dernièrement une nouvelle, j’ai découvert son existence et la magie que dégage cet édifice. Conçue à l’origine comme une vaste serre tropicale, elle s’est transformée en un lieu d’exposition temporaire dont la verrière met en lumière et en exergue les œuvres d’artistes contemporains. Quoi de plus cohérent que d’accueillir en ce moment et pour quelques mois, « Les invisibles » du sculpteur catalan Jaume Plensa. Ces invisibles qui font soudain écho à ce peuple français en colère qui réclame à grands cris, d’être reconnu, écouté, entendu. Cet après-midi, je suis allée me promener au centre de Montpellier, ma ville d’enfance et d’adolescence. En quittant la Rue de l’Ancien courrier, j’ai bifurqué à droite pour me rapprocher de la Place de la Préfecture. Sur place, un immense bazar, une grosse masse jaune, les yeux qui piquent, des mots hurlés, des invectives. Ce cahot me rend triste et impuissante. Tant de ressentiment accumulé, tant de violence contenue pour redevenir visibles… de Madrid à Montpellier, est-ce possible ?  

Photos prises au Jardin des plantes (Montpellier). Photos soumises au respect du droit d’auteur.

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