Je cherche son visage,
Mais il se dérobe
Derrière le profil d'un néon en suspension, éteind
Défiant les montants d'acier qui nous séparent
Je la hèle, mais ma voix se perd
Dans les dédales de la remise
Noyée dans le vacarme assourdissant de cette machine
Qui nous dicte sa cadence, implacable.
J'essaie de penser aux oiseaux, aux forêts
Mais mon esprit reste rivé sur ce geste
Que je dois répéter sans cesse.
Puis il devient mécanique, précis, sûr.
Soudain, la chaîne s'emballe
Et se met à dégueuler un flot ininterrompu qu'il faut canaliser
La tension monte d'un cran, puis retombe.
Noria ne viendra pas cet après-midi,
Elle est restée dehors pour cueillir.
Je recule le moment où je regarderai ma montre,
De peur qu'il ne soit trop tôt.
Je me penche furtivement
Pour capturer son regard
Resté coincé dans le même axe.
En vain.
Les mouches agglutinées

A ma jambe coagulées

Me désespèrent.

Le temps s'est presqu'arrêté,

Qu'il fait bon vagabonder...

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