Jeudi 11 juin 2014Il est 13h30, je pénètre dans la cour de ce Lycée que je ne connais pas. J’atteins la salle déjà pleine, dans laquelle se déroule ma première épreuve. Une flopée de jeunes garçons sont attablés à leur pupitre numéroté, prêts à en découdre vite fait. Je perçois vite le décalage avec eux. Certains pourraient être mes garçons. Drôle d’impression. Je me faufile jusqu’au bureau qui m’est attribué. Un mouchoir de poche, sur lequel il va falloir gratter. J’aperçois quelques visages familiers qui me font signe, m’encouragent pas un signe de tête. Ils se sont formés comme moi, à l’atelier. Pas un souffle d’air. Le thermomètre affiche 38° dehors, p'têt dix degrés de moins, à l'intérieur de cette salle de cours. La tension est palpable avant l’ouverture des sujets. Les consignes sont données. Quelques souvenirs me reviennent en mémoire. Le passage de mon Bac dans le Lycée, où j’étais scolarisée à Montpellier. Long retour en arrière. Et me voilà aujourd’hui, comme n’importe lequel de ces élèves à plancher sur mon CAP. Je préfèrerai de loin m’allonger pour une sieste, bien méritée…

 

 

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