Chemins-creux.JPGCe matin, après une longue et paisible nuit, j’ai bravé la fougue du Mistral hurlant pour aller marcher au grand air. Pour ça oui, le grand bol d’air était assuré.

Du côté d’Uzès, les bourrasques de vent sont tout aussi présentes et les troncs d’arbres terrassés au sol, indiquent la puissance des rafales. Chemin faisant, les filles font connaissance, papotent, s’exclament, se racontent. Le soleil fait des va et viens et parfois la course avec des grappes de nuages, qui tantôt jettent un voile ;  obscurcit. Je jongle avec ces facéties de jeux de lumières pour tenter de les fixer dans mon objectif. Nos pas nous conduisent dans des chemins creux jonchés de feuilles qui s’amoncellent, recroquevillées et toutes fripées. En sous-bois, point d’horizon, gommé par les rochers et la végétation de garrigue, dense. La pluie des derniers jours exhale par endroits une odeur appuyée, d’humus et de champignons en décomposition. Par moments, je m’évade pour me perdre ? Plus loin, un pin gît au sol, déshabillé, toutes racines dehors. Parvenues sur la hauteur, le village d’Uzès transi, figé par les éléments déchaînés se laisse apercevoir ; tours, clochers et tuiles romanes comme un instantané. J’aime ce dimanche sans prétention, agité et serein, perdue dans ces chemins creux…

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