Une île...
Une île...
Une île...
Une île...
Une île...

Cette île fluviale est située à quelques encablures de la cité papale. Accessible à vélo, à pied ou grâce à une navette traversant le Rhône, c’est la promesse d’une flânerie garantie. J’aime cette ouverture printanière qui offre des palettes de vert et de dégradés de couleurs acidulées. Au bord du fleuve, ces bornes d’amarrage en bois rongées par les flots, parfois tempétueux attirent mon regard. Des plantes ont poussées à leur extrémité. La nature est facétieuse. Des champs ensemencés de vert ponctué de tâches rouges s’étalent à perte de vue. Les premiers coquelicots ont pointé le bout de leur corolle. Les champs s’étendent tandis que nous marchons d’un pas léger, le visage offert aux rayons de ce soleil déjà acéré. Mes sens sont en alerte, humant les parfums marqués : aubépine, valériane… Nous longeons un chemin étroit après avoir dépassé le Bercail à la terrasse encore désertée. Nous sommes immergées dans un espace boisé, tandis que l’on perçoit le clapotis du fleuve, le long duquel se découvrent – en chapelet - des péniches d’habitation amarrées. On dirait que le temps s’est arrêté. Nous nous sommes éloignées du bruit, des grappes de promeneurs, de familles et de sportifs égrenés tout au long du chemin de halage. Une île et la promesse d’une évasion éphémère qui nettoie le corps et l’âme. Une île…

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