Le temps d'après...
Le temps d'après...
Le temps d'après...
Le temps d'après...

Aujourd’hui, cela fait deux mois pleins que le confinement a été décrété, imposé, subi, intégré, bon gré mal gré. Depuis lundi 11 mai, c’est une porte qui s’ouvre enfin sur l’extérieur, sur un ailleurs, mais lequel ? Une descente d’escaliers vertigineuse pour aller vers où ?

Apprivoiser le temps d’après. Savourer ces nouvelles premières fois, le cœur ouvert, le corps bouleversé, étonné de vibrer à nouveau. Le premier apéro partagé dans un jardin discret au cœur du vieil Avignon avec deux amies, jusqu’alors entre-aperçues masquées pour aller nous approvisionner dans une ferme sur la Barthelasse. Croiser au détour d’une ruelle par surprise, samedi après-midi le visage d’une amie chère et cette conversation partagée, alimentée de nos souvenirs de confinées. Marcher dans la ville de mon enfance, retrouver des sensations enfouies, tues pendant ces longues semaines, privées de contact humain. Respirer à grandes goulées. Ressentir la morsure de ce soleil printanier sur mon visage, à découvert, à travers ces feuillages élancés. Plonger mes yeux dans ce cours d’eau bleu turquoise. Guetter les retrouvailles avec ma nièce qui a tant à me raconter de ses découvertes durant ce temps figé, bloqué entre parenthèses.

Goûter au délice de retrouver les miens, mes ami-e-s.

Apprivoiser le temps d’après, à petites gorgées…

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