Ceci n'est pas...
Ceci n'est pas...
Ceci n'est pas...

Ceci n’est pas un article de presse…

Je n’ai jamais osé pénétrer dans cette église baroque, ni soulever le rideau rouge…

En sortant du hall de la gare du centre-ville d’Avignon, mon regard est ébloui par la lumière de ce ciel bleu printanier, réfléchi par le parvis bétonné. Les remparts délestés de leurs impuretés se découvrent, habillés de fils suspendus et de rails fraîchement posés au sol. Continum perpendiculaire de lignes métalliques et de bandes gazonnées. Je franchis la porte du Cours Jean Jaurès, bordée de platanes, témoins de l’histoire et des tressautements de la ville, jadis papale.

Les arbres séculaires ne sont plus, décapités par le principe de précaution. Ils ont été remplacés par de nouvelles essences aujourd’hui encore fluettes, mais certainement plus résistantes aux risques d’attaques bactériologiques. Sur ma droite, le tranquille square Perdiguier Saint Agricole jouxte une ancienne chapelle, transformée en un lieu d’exposition temporaire. Le café qui fait l’angle avec la rue Frédéric Mistral laisse soudain place à un espace plus dégagé, qui tranche avec la rectitude de la Rue de la République.

Aujourd’hui, j’ai soulevé le rideau rouge. Le spectacle peut commencer…

Cette église baroque n’avait pas mes préférences, même transformée en Musée lapidaire. Je suis saisie par la hauteur de la voûte et l’écho des voix qui montent des rares visiteurs qui y ont arrêté leurs pas.

Photos prises au Musée Lapidaire et dans Avignon. Photos soumises au respect du droit d’auteur.

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