Sur les murs...
Sur les murs...
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Sur les murs...
Sur les murs...

Ce matin-là, le premier challenge fût d’identifier le numéro et la ligne de métro aérien Charleroi-Anderlues qui doit nous acheminer pour observer du street art, sur les deux rives du trajet. Les quatre lignes de métro se situent en-dehors de la gare ferroviaire dans laquelle nous avons préalablement atterri, sans succès. Le ciel se vide à grandes larmes, rendues glacées par une espèce de bise qui s’est mise à souffler. Des papiers jetés au sol volettent sous l’effet du vent. C’est le moment de bâcher ! Ici à Charleroi, comme dans de nombreuses villes en Europe l’art graphique urbain s’est répandu, comme une trainée de couleurs. Sur les murs de béton, des œuvres graphiques ont fleuri, au gré de moments d’inspiration d’artistes belges ou venus d’ailleurs. Les façades décrépies ont repris vie, transformées en œuvres picturales qui habillent ce secteur industriel abandonné dans un chaos de béton et de rouille. Un loup haut en couleurs puis une chapelle surgissent furtivement. Sous la pluie et ce plafond gris très bas, l’effet de ces peintures est moins spectaculaire. L’atmosphère est empreinte de morosité. Et puis il faut être aux aguets ; dégainer vite l’objectif pour tenter de saisir des œuvres offertes aux regards des voyageurs ou des bribes de slogans  « Les rêves de l’Etat sont nos cauchemars » ; « Bisous M’chou » qui s’effacent aussi vite qu’aperçues. A travers la vitre embuée, certains dessins apparaissent comme des traces fantomatiques, gommées par la pluie. Sur les murs glissent d’éphémères sensations…

Photos prises depuis Charleroi sud jusqu’à la station Moulin (Wallonie - Mars 2019). Photos soumises au respect du droit d’auteur.

 

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