Imperceptible...
Imperceptible...
Imperceptible...

Imperceptible est le bruit de la feuille qui tombe de l’arbre. C’est la première pensée qui me vient à l’esprit ce matin, lorsque j’ouvre en grand la porte fenêtre donnant sur mon jardin. J’hume l’air frais et humide du matin, inspire à grandes goulées, comme pour chasser de mon esprit la liste interminable de tâches qui m’attend pour cette journée. Je regarde, je m’emplis des trilles de quelques oiseaux qui soudain en piqué, viennent gratter le sol gorgé d’eau, promesse d’un festin composé de menus vermisseaux, dont ils vont se régaler. C’est la vie dans sa simplicité absolue. Dans un mouvement lent, comme au ralenti, j’observe l’ilot de peupliers qui a poussé dans le bassin voisin de ma propriété. Soudain, j’entends un frôlement à peine audible, le léger craquement d’une feuille mordorée et séchée qui se décroche, tourbillonne avec élégance et glisse portée par l’air, jusqu’au sol déjà jonché par ses congénères. Le mouvement a duré quelques secondes, tout au plus. Est-ce que l’on se préoccupe de regarder tomber les feuilles des arbres qui peu à peu se laissent dénuder ?

Photos prises en vallée de la Méouge. Photos soumises au respect du droit d’auteur.

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