Dédicace...
Dédicace...
Dédicace...

Dédicace,

Pour laisser une trace.

Fixer sur le papier

Une impression,

Exprimer une sensation.

Les mots s’élancent,

Légers, aériens, pour former une dédicace,

Fugace…

Dimanche 9 juillet 2017.

Je suis arrivée dans ce minuscule et adorable village de Sablet, où se déroule le Festival du livre. C’est la 30ème édition, cette année. Je déambule en compagnie d’une amie rare et chère dans les allées. Il m'en manque une autre. C'est à regret que je suis partie sans elle. Les écrivains sont installés. Je m’approche, un peu fébrile du stand de René Fregni, pour me procurer son dernier ouvrage « Les vivants au prix des morts ». Nous échangeons ensemble, comme si nous nous étions quittées la veille, c’est-à-dire le 24 avril dernier lors de la remise de mon deuxième prix pour le concours de nouvelles « Demain il sera trop tard », dont il présidait le jury. Il s’éclipse de notre conversation, le temps de m’écrire ces jolies lignes. J’ai hâte de me plonger dans la lecture de son dernier polar, qui fait fureur et terreur ? Plus tard, dans l’après-midi, nous avons pris place dans la modeste bibliothèque du village pour participer à cet atelier d’écriture animé par René, en personne. Je suis intérieurement un peu impressionnée. Et si je manquais d’inspiration pour écrire sur le thème qu’il nous livre : « Depuis combien d’années, je n’ai pas poussé la porte de ce jardin ? » Nous avons quarante-cinq minutes pour laisser couler en nous les mots et rédiger quelque chose, en lien avec le thème proposé. Les plumes se mettent à gratter le papier. Le silence a soudain envahi la pièce…

Photos soumises au respect du droit d’auteur : Claire Rubat du Mérac, écrivain-photographe

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