Bientôt la fin...
Bientôt la fin...
Bientôt la fin...

Bientôt la fin des adieux, des bonjour et des au-revoir sur un quai de gare. Imperceptiblement, les gares se transforment, mutant vers une autre réalité, celle de la sécurité et de la gestion de flux. A Paris, celle de la Gare de Lyon est en mutation. D'autres suivront. A l'entrée des quais, des portillons électroniques prennent place pour être prochainement opérationnels. Ce qui m'appelle une réflexion. Bientôt une amoureuse transie ne pourra plus échanger un dernier baiser avec son ou sa chérie, avant de disparaître dans le wagon du train au départ. Des amis ne pourri tu plus se jeter dans les bras à leur arrivée à quai. Des petits-enfants ne pourront embrasser leurs grands-parents venus les chercher au pied du train. Disparition lente et programmée des effusions, de toutes ces marques d'amour et d'affection lorsqu'il faut se quittée ou se retrouver sur le quai de la gare. Autant de signes qui nous relient entre humains. J'ai comme un pincement au coeur, une nostalgie à l'idée d'imaginer que les bébés d'aujourd'hui ne goûteront jamais au plaisir, ni à l'intensité de ces étreintes éphémères sur un quai de gare, promesses de retrouvailles ou de séparations. Bientôt disparaîtront à jamais...

Photos soumises au respect du droit d’auteur : Claire Rubat du Mérac, écrivain-photographe

 

 

 

 

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