Le chemin des champs courts...
Le chemin des champs courts...
Le chemin des champs courts...

Nous avons rendez-vous le long de l’Ouvèze, après avoir franchi l’ancien pont très étroit aux belles arches, conservées en l’état. Les remous de la rivière dégagent des volutes de fumée. L’air est glacial ; les chaussées luisantes et glissantes. L’hiver est arrivé, comme une bourrasque, sans prévenir. Les prés recouverts d’une pellicule blanche, sont figés par le gel. Nous avons de la difficulté à nous réchauffer, malgré nos tours de roue renouvelés. La terre mise au repos est à nue. Elle est noire et grasse. Plus loin, des semis ont été plantés et attirent des nuées d’oiseaux, en quête de nourriture. Là aussi, la terre continue de fumer. Vers midi, le luisant de la route s’efface pour laisser place, à de menues flaques d’eau. La glace du p’tit matin s’est muée en sillons d’eau très discrets. Une colline au soleil nous accueille pour une pause  pique-nique, où les gâteaux faits maison régalent nos papilles, très sollicitées. A la reprise, un nouvel invité. Le vent qui s’est levé. Nous l’avons de face et devons redoubler d’effort pour avancer, maintenir le guidon pour éviter d’être emportés par de sérieuses rafales. Notre effort sera récompensé par des douceurs à l’arrivée, de quoi nous requinquer après cet effort marqué. Vin chaud, brioche au chocolat, marrons glacés sont enfournés, avant de nous replier dans nos véhicules au chaud, avec nos montures. La randonnée aura duré plus de quatre heures trente et nous aura permis de parcourir 61 bons kilomètres, sur ce chemin des champs courts.

Photos soumises au respect du droit d'auteur : Claire Rubat du Mérac, écrivain-photographe.

Retour à l'accueil