Dans les bras...
Dans les bras...

Nous venons de découvrir notre mini-campement constitué de six tentes (y compris l’abri toilettes sèches, qui nous protège des regards indiscrets). Installé sur les hauts plateaux himalayens du Chang Tang à 4600 mètres d’altitude, c’est là que vivent plusieurs familles de nomades, pendant quelques mois. Ils sont éleveurs, notamment de chèvres Pashmina. C’est justement l’heure de fin de jour, à laquelle rentrent les troupeaux éparpillés pendant la journée, sur les différents alpages. Il règne une joyeuse cacophonie sur le campement. Les bergers sifflent à tout va et jettent des pierres sur les chèvres et brebis récalcitrantes, éloignées du troupeau, pour les remettre dans le droit chemin. Des chevreaux restés non loin des enclos appellent leur mère, désespérément. Le plus étonnant c’est que chaque petit retrouve sa mère ; mord le mamelon et se nourrit instantanément. En attendant patiemment le retour des troupeaux au bercail, Sonam attrape un tout petit et me le met dans les bras. Je reste là, à savourer ce moment. Le chevreau est calme et sa chaleur douce me réchauffe. Le fond de l’air est frais, alors que le soleil s’éclipse discrètement. Quelle agréable sensation d’avoir ce petit être dans les bras, qui ne bouge pas d’un poil…

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