Ebouriffée...

La route grimpe sec jusqu’au lieu-dit « Le trou du rat ». Cet endroit pittoresque, je l’ai longé maintes fois, lorsque je me rendais au Devens. Souvent, je me disais que j’aimerais bien explorer ce coin resté sauvage du petit Luberon, sans avoir pris le temps, ni trouvé l’occasion de m’y rendre jusqu’à présent. Dimanche, en fin de matinée, bravant les assauts du vent, nous sommes partis marcher un moment, capuches rabattue sur les oreilles. Là-haut, la vue est imprenable sur les Alpilles, le cours de la Durance, les champs tout verts offerts à ce printemps renaissant. Le Devens est à quelques encablures. Je marche d’un bon pas, de temps à autre, surprise et bousculée par des rafales bien appuyées. Mes yeux se sont posés, fugaces sur ce tronc de bois abandonné sur le bas-côté du sentier. J’ai enfilé ma paire de gants, j’ai encore froid aux mains et peine à me réchauffer. Le ciel est sans bavures, d’un bleu franc, limpide. Au soleil, à l’abri du Mistral fou, mes cheveux ont repris leur liberté, ébouriffés, balayés par ce grand bol d’air qui redonne du goût, l’envie de me dépasser, une source d’inspiration, pour des projets de haute volée.

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