L'arbre qui cachait la vue...
L'arbre qui cachait la vue...L'arbre qui cachait la vue...

Un jour, il y a longtemps de cela, une graine emportée par une rafale de vent a poussé là en pleine ligne de mire de la terrasse. Comme un fait exprès, ce pin s’est mis à pousser dans la trajectoire du soleil couchant, juste à l’endroit où mes grands-parents avaient coutume de prendre le frais, lors des longues soirées d’été. « Louis, répétait en boucle Marguerite, il faut que tu me coupes les branches de ce pin qui me cache la vue… ». Ce pin tant décrié parce qu’il avait poussé à l’endroit où il ne fallait pas, s’était résigné. Il avait grandi et déplié ses branches en hauteur et en largeur.

Vu de tout en haut, après avoir grimpé au pigeonnier, force est de constater que ce pin ne cache point la vue. Il embrasse le paysage en contrebas et apporte une touche singulière en surplomb de l’oliveraie.

Vu d’en bas, ses branches se sont étirées au fur et à mesure où il croissait. Ce qui fait que la vue en a été préservée. Cette vue imprenable sur les contreforts des Alpilles au loin là-bas et en premier plan sur la Durance, cachée par la végétation qui depuis, l’a camouflée à notre regard.

L’arbre qui cachait si bien la vue a finalement trouvé sa place et personne ne songerait aujourd’hui à s’en débarrasser…

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