Rouge safran
Rouge safran

Sur grand écran,

Les dernières images du film s’effacent instantanément.

La lumière du chapiteau s’allume.

Sur scène, elles font leur entrée,

A pas mesurés,

Toutes vêtues de leur habit de nonne, couleur safran.

Ces femmes boudhistes, retirées dans leur monastère d’une vallée éloignée du Zanskar

Ont accepté de le quitter, pendant quelques mois pour aller visiter l’Inde, leur pays

Qu’elles ne connaissent pas du tout

Emportant avec elles ce sourire intérieur qui éclaire leurs visages

En tous lieux et circonstances.

Une scène du film m’a frappé lorsque l’une d’elle apostrophe d’un ton appuyé,

Un homme sur les bords du Gange, effarée de la saleté

Omniprésente et qu’elle lui suggère de dire à chaque personne croisée

De ne pas salir cet espace, partagé par tant de personnes venant se plonger

Dans ce fleuve sacré…

J’aime cette couleur rouge safran,

Couleur vive,

Incarne une approche de la vie vraie, simple, dépouillée

Si riche intérieurement…

Leur témoignage me bouleverse, me donne des ailes

L’envie de rayonner,

Me rendre disponible pour autrui, l’envie de donner, de partager

Le plus possible…

Photo prise lors de la projection du film « Les semeuses de joie » - Festival du Grand Bivouac (Albertville)

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